La Montreal Maine & Atlantic plaide en cour

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Elle est proche de la faillite

Bonne façon de se sauver...

On aurait dû s'en douter il y a deux semaines.

La Montreal, Maine & Atlantic Railway est en grave difficulté financière. Elle est en danger de faillite.

Il y a trois semaines elle a commencé à mettre des employés à la porte - entre 10 et 24 au début, suivi de cinq autres.

Pas assez d'argent pour les payer.

Pas assez non plus pour payer la sous-traitance qui nettoyait les dégâts Lac-Mégantic.

La Ville de Lac-Mégantic a envoyé deux mises en demeure pour exiger de MMA qu'elle lui rembourse les coûts des opérations de nettoyage du site de la tragédie, évalués à quelque 8 millions de dollars.

Même plus tôt, le président Ed Burkhardt avait tourné en mauvaise farce les problèmes financier de sa compagnie, en disant lors de sa visite sur le site qu'il était pas mal moins riche qu'avant le désastre du 6 juillet.

Ha-Ha! Drôle de gars, ce « Mister Ed. »

Cette semaine on apprend de pires nouvelles. La compagnie est proche de la faillite. Elle veut l'éviter.

La compagnie est allée en cour à Montréal et s'est placée sous la loi de la protection des créanciers, pendant qu'elle prépare une demande semblable devant une cour à Bangor, Maine, à la fin de sa ligne du chemin de fer.

Le juge Martin Castonguay a dit que sa décision était pour éviter le «chaos juridique» que pourraient entraîner des poursuites déposées par de multiples créanciers.

Maintenant la compagnie devra faire des arrangements avec ses créanciers pour savoir combien ils sont prêts à accepter.

Le juge a déclaré de «lamentable» ce que le chemin de fer a fait depuis la catastrophe du 6 juillet, qui a entraîné la mort de 47 personnes et la destruction de la moitié du centre-ville de Lac-Mégantic.

La compagnie a expliqué à la cour qu'elle faisait face à un nombre croissant de poursuites, de mises en demeure et des coûts de nettoyage qui, prévoit-elle, dépasseront les 200 millions de dollars. MMA dispose d'une couverture d'assurances de 25 millions et d'actifs de 18 millions.

Il y a bien des contribuables qui demandent aujourd'hui comment notre gouvernement fédéral peut permettre à des compagnies de chemins de fer de fonctionner avec si peu d'assurance.

Des gouvernements exigent dans bien des provinces que de simples chauffeurs d'automobiles aient au moins un million en assurance pour conduire sur les routes publiques.

Les poursuites qui découleront de la catastrophe et les recours collectifs qui se préparent pourraient durer une décennie avant d'être régler.

 

 

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