Ed Burkhardt est confus; il se contredit

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On n'en sait pas plus qu'avant

Hein???

Au début, dans le confort de son bureau à Chicago, Ed Burkhardt, président du Montréal, Maine & Atlantic Railway était vite à faire des commentaires sans savoir de quoi il parlait.

Il niait toute responsabilité pour la tragédie à Lac-Mégantic.

Il changeait constamment sa version des faits.

Une fausse excuse ne suivait pas l'autre :

--C'était la faute des pompiers de Nantes, Québec, la ville voisine de Lac-Mégantic, qui avaient décroché les freins lorsqu'ils étaient venu éteindre un incendie dans une locomotive du train immobilisé sur la voie.

--C'était des malfaiteurs qui avaient relâché les freins de la locomotive immobilisée durant la nuit après que les pompiers avaient quitté la scène.

Toutes ses explications se sont avérées fausses. Et Burkhardt continuait à refuser de se présenter sur place à Lac-Mégantic pour rencontrer les victimes et leurs proches.

Enfin cinq jours après l'explosion Burkhardt est arrivé à Lac-Mégantic en chemise à manches-courtes pour faire face à la grogne palpable des résidents.

Il ne semblait pas grandement perturbé, et faisait même des farces plates, comme si rien n'en était. Bon boss; mauvais farceur!

Il parlait de sa grande tristesse, de son grand remords mais son regard ne le reflettait pas. Son visage était celui d'un homme perdu dans la confusion.

Parfois ses réponses frisaient la sottise comme lorsqu'il a dit qu'il était heureux que les résidents ne lui mettent pas une balle dans le corps.

Pourquoi dire une telle chose?

Burkhardt est un grand du secteur ferroviaire. C'est lui qui a remis Wisconsin Central sur les rails; c'est lui qui a sauvé  le Montréal, Maine & Atlantic de la faillite.

Mais il ne l'est pas communicateur. Encore moins est-il un avocat.

Burkhardt était mal préparé. Il avançait toutes sortes de choses et se contredisait constamment.

Il ressemblait beaucoup plus un homme confus qu'un homme qui éprouvait de la douleur. Il était incapable de prononcer un seul mot en français.

Son auditoire francophone ne comprenait rien de ça.

Pourquoi n'avait-il pas pris la peine de se faire accompagner d'un interprète?

Burkhardt a mis le blâme sur son « opérateur » Tom Harding pour ne pas avoir suffisamment enclenché les freins à mains sur le train. 

Mais le soir précédent Burkhardt l'avait traité de héros pour avoir comabttu les flames avec les pompiers de Nantes.

Maintenent Burkhardt annonçait qu'il avait "suspendu" Harding sans salaire pour avoir oublié d'actionner suffisamment de freins à main.

Y avait-il possibilité de sabotage?  C'était possible, Burkhardt répond.

Mais quelques moments plus tard, Burkhardt se désavoue. « Mais nous ne pensons pas que c'est vrai! »

Donc pourquoi sa spéculation?

Et il ajoute : « C'était notre employé qui était responsable d'appliquer les freins. »

En fin de compte on n'en a pas appris plus de Burkhardt qui s'il était resté à Chicago.

Il nous faudra une commission d'enquête pour établir ce qui est réellement arrivé le soir de la grande tragédie à Lac-Mégantic.

 

 

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