La GRC enquête au bureau de Stephen Harper

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Un seule choix à Harper cette semaine

Bonnes vacances...

Le premier ministre Stephen Harper a fait la meilleure chose qu'il pouvait faire quand il est revenue au Canada cette semaine.

Il a mis la clef dans la porte au parlement jusqu'à l'automne. Bonne vacances tout le monde.

Depuis le début de l'année c'est un scandale après l'autre. Il fallait que ça finisse. Jour après jour il se faisait martelé par l'Opposition à la Chambre des communes.

Scandale électoral qui remonte aux appels frauduleux des conservateurs, suivi des scandales des sénateurs avec leurs comptes de dépenses, suivi du scandale du chèque de 90 000 $ payé par Nigel Wright, ancien chef de cabinet Nigel Wright pour le « silence » du Sénateur Mike Duffy.

Harper est revenu de son voyage en Europe pour trouver la GRC bien installé dans son bureau pour lui demander qu'est-ce qu'il connait du fameux chèque, pourquoi est-il introuvable, et pourquoi Duffy dit que c'était pour son « silence ? »

Rocambolesque ? C'est plutôt comme un téléroman policier. Et tout ça se passe dans le bureau de notre premier ministre.

Le travailleur d'élections conservateur à Guelph, Michael Sona, attend son procès dans l'affaire des appels automatisés « ROBOCALLS. »

Il plaide l'innocence et dit que le Parti conservateur se sert de lui comme bouc-émissaire. Les journaux tiennent à faire passer des photos de Sona et Harper souriant ensemble.

Un de ses chiens d'attaque, le député Dean Del Mastro, attend toujours une date pour son procès contre Élections Canada. Il était presqu'en larmes au parlement l'autre jour.

Deux députés conservateurs du Manitoba, Shelly Glover et James Bezan attendent une date pour leur procès contre Élections Canada. Glover, député bilingue de Saint-Boniface, était en ligne pour promotion comme ministre. On ne le sait plus maintenant.

Un ancien adjoint Bruce Carson passera en cour cet été, et le sénateur conservateur Patrick Brazeau prépare son procès pour l'automne.

Jusqu'à date, trois sénateurs nommés par Harper ont démissionné du caucus conservateur à la suite de diverses accusations politiques et les retombées des enquêtes au Sénat ne sont pas encore terminées.

Ça va mal dans les sondages. Justin Trudeau et ses libéraux ont passé devant Harper. La dernière moyenne dans les sondages : Trudeau 36 % ; Harper 30 % ; Mulcair 28 %. Pas encourageant pour Harper qui tient à glisser.

La crise des autochtones en janvier, suivi de sa décision de couper les bénéfices d'assurance emploi à 75 % et d'obliger les prestataires à travailler à une heure de leur résidence ne l'a pas rendu plus populaire.

Son caucus est dans un profond malaise.

L'arrière-ban est en révolte. Les députés de la vieille garde « réformiste » veulent parler d'avortement et les jeunes dans le bureau de Harper tiennent à les bloquer. Un député, Brent Rathgeber, a déjà quitté les rangs et d'autres menacent de le suivre.

Un voyage en Amérique du Sud le mois dernier n'a rien donné, et la semaine dernière en Europe au sommet du G8 n'a pas produit de traité de libre-échange avec les pays d'Europe.

Ici au Canada, il n'y a toujours pas de traité avec les États-Unis sur les exportations de gaz et de pétrole.

Et vous vous demandez pourquoi c'était le temps d'aller en vacances ?

 

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