Des manifestations dans un calme parfait

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On s'était donner le mot d'avance

Les chefs indiens nous avaient bien avertis qu'il y aurait des manifestations cette semaine.

Mais sans violence, sans criminalité et sans dégâts. C'était leur promesse.

Et c'est précisément ça que nous avons eu partout au Canada.

À Montréal on dansait dans la rue et on battait du tam-tam. À Toronto on chantait et on dansait. Il y en avait même en costumes très élaborés.

Seul à Ottawa on ne faisait rien ! Pourquoi?

À quoi ça sert de manifester devant le parlement, si le parlement ne siège pas? Nos élus sont toujours en vacance de Noël. Il n'y avait pas un seul parlementaire. Les indiens ne sont pas fous.

À Kanawake on distribuait des dépliants aux passants. Au Nouveau-Brunswick ils sont allés rendre visite au lieutenant-gouverneur.

Par contre en Alberta, dans les sable bitumineux ou il y a une sérieuse menace à l'environnement, on a bloqué une route vers les usines pétrolières, mais pas pour longtemps. Juste assez pour passer le message.

À Portage-la-Prairie la cible était la voie ferrée du CN, mais la compagnie a obtenu une injonction et le blocus n'a pas duré très longtemps. Les protestataires n'y sont pas restés longtemps.

Les indiens savaient exactement ce qu'ils faisaient. Des barrages paisible et pas assez longtemps pour nuire à l'économie, comme certains avaient prédits. Le but était de passer un peu à la télévision, pas de se faire haïr par la population.

Des manifestations, oui, des confrontations non.

Les chefs autochtones et Harper n'auraient pas pu demander mieux.

Partout au Canada la police a fait preuve de grande patience. C'était comme si quelqu'un leurs avait dit d'avance " Pas de matraques les gars, pas de bousculades, pas de blessures, pas d'arrestations." Il ne fallait pas finir aux nouvelles télévisées autour du monde : « Le Canada matraque ces Indiens.»

Même le chef de l'Assemblée des premières nations, Shawn Atleo a trouvé une excuse pour ne pas être obligé à prendre part aux manifestations.

Sagement, Atleo a décidé que sa santé ne lui permettait pas d'y participer ni de faire des commentaires sur ceux qui prenaient part aux manifestations.

On lui souhaite un long rétablissement.

Donc pas question pour que les journalistes de poursuivre Atleo pour ses commentaires.

Harper, pour sa part, a simplement évité toutes provocations et tous commentaires. Pour une fois nos leaders ont fait preuve d'intelligence.

Atleo et Harper ont bien joué leurs rôles. Cela s'appelle du leadership.

Reste à voir si la bonne entente qui règne pourra se transformer en changements positifs pour la population autochtone.

 

 

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