Trudeau paye une gaffe vieille de deux ans

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Il a dû s'excuser à l'Alberta

Justin Trudeau dit qu'il n'est pas préoccupé par la campagne de salissage de ses adversaires conservateurs.

« Ils peuvent scruter mon passé autant qu'ils veulent, » a dit Trudeau.

Trudeau a dû s'excuser la semaine dernière pour des commentaires vieux de deux ans sur l'Alberta que les conservateurs ont déterrés et montés en épingle.

Trudeau avait dit dans une interview à l'émission Les francs-tireurs de Télé-Québec en 2010 que les Québécois font de meilleurs premiers ministres que les Albertains.

Les conservateurs se sont servis du commentaire à trois jours du vote dans la partielle à Calgary-Centre pour tourner un partie de l'électorat contre le candidat libéral Harvey Locke que Trudeau était venu aider.

Même la première ministre de l'Alberta, Alison Redford en avait profité pour critiquer les propos de Trudeau.

Mais s'agissait-il plutôt d'un retour d'ascenseur?

Trudeau avait déclaré au début du mois qu'il s'opposait au pipeline Northern Gateway de Mme Redford entre l'Alberta et le Pacifique.

Les Albertains et Redford sont en faveur du pipeline, tandis que les électeurs de la Colombie britannique sont opposés au pipeline. Il y a plus de votes en Colombie qu'en Alberta. Trudeau n'est pas fou.

Trudeau a travaillé très fort pour le candidat libéral Locke avant que les conservateurs passent à l'attaque contre lui.

"Vous savez quoi, nous allons voir ce qu'ils déterrent » a dit a déclaré lundi dans une interview en sortant de l'hôtel Emile Nelligan du Vieux Montréal.

«Je suis qui je suis, » a dit Trudeau. « Je suis conscient de mes liens avec les Canadiens.

« Nous allons les laisser essayer de jeter de la boue sur moi.

« Je ne vais pas faire ça, je ne vais pas m'engager dans ça, je ne vais pas commencer à attaquer M. Harper pour les commentaires qu'il a pu faire.

«Les gens sont fatigués de ça. »

Les Conservateurs sont venus au pouvoir en 2006 après avoir dépeint Stéphane Dion comme un « indécis » et un homme que n'était « pas un leader. »

Comme Trudeau, Dion avait dit qu'il n'avait aucunement l'intention de répondre aux attaques sales de Harper. Dion avait choisi de se laisser faire.

Les conservateurs lui ont mangé la laine sur le dos. Le comble était la caricature d'un oiseau, un maquereau, qui survolait Dion, en faisant ses besoins sur lui en passant.

C'était tordant, mais surtout c'était dévastateur. Dion n'en est jamais revenu.

Les conservateurs étaient prêts pour son successeur, Michael Ignatieff, celui qu'ils ont décrit comme quelqu'un qui n'était revenue au Canada en quête d'un emploi. Le slogan était mordant : « Seulement qu'en visite. »

Les observateurs politiques à Ottawa s'attendent que les conservateurs augmentent leur campagne de salissage de Trudeau.

Reste à voir si Trudeau se laissera faire.

 

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