La vérité sur Julie Couillard à Ottawa

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Maxime Bernier blanchi

Couillard

Julie Couillard, l'ancienne petite amie du ministre Maxime Bernier, faisait du lobbying illégal pour une compagnie immobilière de Québec qui voulait louer un immense édifice au gouvernement conservateur.

C'est ce que dit la commissaire au lobbying, Karen Shepherd, après une longue enquête dans la fameuse « Affaire Couillard. »

Mais vu qu'elle a simplement enfreint la loi sur le lobbying, il n'y aura pas ni prison, ni d'amende. On la rapportera simplement au parlement. C'est comme ça à Ottawa.

La commissaire a établi que Couillard travaillait en 2007 pour le Groupe Immobilier Kevlar Inc. à salaire de 7 500 $ par mois, avec un autre 100 000 $ ou même 200 000 $ si elle pouvait convaincre les fonctionnaires et ministres à Ottawa de louer 200 000 pieds carrés de bureaux dans un immense édifice que Kevlar devait construire sur l'un des terrains de à Québec.

Le contrat n'a jamais été signé, et Couillard n'a touché que 51 177 $ en salaire. Couillard a admis avoir discuté à maintes reprises du bail avec Bernard Côté, un conseiller principal du ministre des Travaux publics, entre mars 2007 et juin 2008.

Un an plus tard Couillard se trouvait sur le bras du ministre des affaires étrangères Maxime Bernier qui, selon ce que Couillard a écrit plus tard dans un livre, voulait une femme pour l'accompagner publiquement aux événements politiques.

Elle a soutenu tout au long que ses relations avec Coté et Bernier n'était pas celles d'une lobbyiste.

Elle a dit à la commissaire que Côté n'avait aucun pouvoir décisionnel dans l'affaire de location de bureaux à Québec, car elle croyait que de tels contrats ne pouvaient être octroyés que par le Secrétariat du Conseil du trésor du Canada, et non pas par les Travaux publics.

Couillard a dit que son travail pour Kevlar n'était que d'obtenir des renseignements pour savoir si ça valait la peine pour Kevlar de soumettre une proposition.

Selon elle, son travail n'était pas de tenter d'influencer le gouvernement.

La commissaire Karen Shepherd a rejeté ces arguments et a dit que Couillard faisait du lobbying sans permis.

À Ottawa, le lobbying est une activité légitime, mais on doit s'inscrire au registre des lobbyistes. Il y a plus de 3 000 lobbyistes enregistrés à Ottawa. Couillard n'en était pas une.

L'enquête n'a trouvé aucune preuve que Couillard avait eu des communications au sujet de Kevlar avec le ministre Bernier. Semble-t-il, leurs relations étaient d'une nature complètement différente.

 

 

 

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