Broadbent est de retour en politique

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Mais pas pour se faire élire.

Broadbent

Il dirige l'Institut Broadbent, nommé d'après lui.

Broadbent ne cherche plus des votes. Il recherche des cerveaux. Il veut influencer le peuple et les politiciens, pour tenter de les amener à réfléchir un peu sur le sort des autres Canadiens.

Broadbent dit la classe moyenne est en train de disparaître. Les riches deviennent de plus en plus riches, en effet très riches. Les pauvres sont aussi pauvres que jamais.

En 1989, lorsque Broadbent a pris sa retraite de la politique active, 14% des enfants canadiens vivaient dans la pauvreté. Aujourd'hui, 14% vivent toujours dans la pauvreté. Rien n'a changé. C'est ce qui enrage Broadbent.

Il veut au moins que les politiciens réfléchissent à « l'inégalité des revenus. »

Appelez-ça taxer les riches, comme dit Stephen Harper. Broadbent nous dit que les taxer au même taux que dans les autres pays de l'OCDE pourrait être un début.

Pendant ce temps, Harper ne cesse de donner des allégements fiscaux aux riches, et réduire les impôts sur leurs grandes sociétés - de 16,5% à 16% à 15,5% de plus en plus bas d'année en année. Bientôt ça sera nous qui payerons les riches pour faire de l'argent. Entre temps, le déficit augmente d'année en année - six ans de suite, et la dette nationale pays continue à grimper.

Pour la classe moyenne, Harper recule leur sécurité de la vieillesse de deux ans, de 65ans à 67 ans. Fantastique! Liberté 65 devient Liberté 67.

Broadbent dit qu'il nous faut plus de logements abordables pour la classe moyenne, et de meilleures allocations pas familiales.

Sa suggestion de taxer les riches n'épatera pas Harper, le meilleur ami que les super-riches n'ont jamais eu, et ne rejoindra pas non plus Tom Mulcair. Il est un vieux libéral. Et les autres libéraux qui attendent le tour ne seront pas trop excités.

Donc, ne vous attendez pas que la société canadienne marche au pas bientôt derrière Broadbent, le gars nous appelions «le meilleur premier ministre que nous n'avons jamais eu."

Au moins, Broadbent et son institut nous font réfléchir. Et pour cela, nous devons être reconnaissants.

 

 

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