Trudeau: Un départ préparé au ciel

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Les libéraux à la recherche d'un chef

C'était un lancement de campagne remarquable, même extraordinaire.

Le Rock Star des libéraux, Justin Trudeau, a lancé sa campagne hier soir dans son comté de Papineau, au cœur de Montréal.

Tout était là. Épouse, enfants, enthousiasme. Des jeunes, des vieux, des ethnies.

Un très bon premier discours, une vision, des thèmes assez clairs, sans trop substance pour éviter de donner des cibles à ses adversaires politiques.

Trudeau n'a pas trébuché, pas fait d'erreur, avait un peu de l'éloquence de son père et rien de son arrogance.

On voyait déjà dans lui un prochain premier ministre.

Les journalistes et commentateurs parlaient d'une course à la chefferie, tandis que Trudeau parlait comme s'il était déjà en campagne électorale. Pas un seul mot pour frapper des adversaires possibles à la chefferie, mais une attaque bien dirigée contre le Parti conservateur « qui a fait une croix sur le Québec » et un NPD trop « idéologique ». »

Lui Justin, fera « des erreurs. » Son humilité était rafraichissante.

Mais un début ne fait pas une campagne, encore moins une victoire. Combien de candidats commencent si bien et finissent en troisième place?

On se rappelle les éloges du commentateur chevronné Jean Lapierre pour François Legault l'hiver dernier, aujourd'hui connu sous le nom de Monsieur Troisième Place à l'Assemblée nationale.

Des campagnes électorales ne se gagnent pas le premier soir.

Les conservateurs répondra cette semaine, ou la semaine prochaine, ou même le mois prochain, mais certainement avant les premières neiges par une de leurs campagnes de salissage publicitaire. On se rappelle Stéphane Dion qui n'était « pas un leader » et Michael Ignatieff « seulement qu'en visite » tous deux détruit d'avance par les conservateurs.

Néanmoins l'enthousiasme et la passion de Trudeau obligera Stephen Harper à devenir plus humain, moins mesquin, et Thomas Mulcair devra y aller un peu plus doucement, crier un peu moins, se démonter une coche avec possiblement un peu moins de certitude.

En politique comme au hockey tout dépend des règlements. Les grands bonzes du Parti libéral ont changé les règlements pour favoriser Trudeau.

Ce ne sont pas les membres du Parti libéral qui éliront Trudeau le 14 avril prochain. Ça sera tout le monde. N'importe qui peut voter. Vous n'avez que vous déclarez un « sympathisant » du Parti libéral - ça ne coûte rien non plus - et on vous donne le droit de voter à la chefferie.

Pensez-y. Trudeau a 150 000 « suivants » sur Twitter. C'est plus que le nombre de membres dans le Parti libéral. Et si ces 150 000 « Tweeters » décidaient de se donner le mot de voter Trudeau!

La manière que c'est parti là, le plus grand problème pour le parti libéral pourrait être de trouver un candidat crédible pour se présenter contre Trudeau.

 

 

 

 

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