En marge de la conférence de presse sur le lancement du projet de bourse d’études pour la communauté haïtienne, le député Mauril Bélanger est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à claquer la porte du Comité des langues officielles, la semaine dernière.
« Ça fait 17 ans que je suis associé, de près ou de loin, à ce comité. Que je sois du côté gouvernemental ou de l’opposition, j’ai toujours enlevé mon chapeau partisan quand je siégeais sur ce comité pour favoriser les avancées positives pour la communauté. Depuis un an, je suis obligé de le remettre. Toutes les initiatives de l’opposition sont refusées, mes collègues du Nouveau parti démocratique sont tout aussi frustrés. L’environnement est nocif et absolument pas constructif. Je l’avais déjà dit en février, mais les choses ne changent pas. Ça fait pourtant un an que je patiente ! ».
Déçu, M. Bélanger blâme le gouvernement majoritaire d’avoir neutralisé le comité.
« Je vais au parlement pour essayer de faire des choses positives, mais il faut se rendre à l’évidence, nous n’avançons pas. Le comité doit être le chien de garde chargé de faire respecter la Loi sur les langues officielles. Il y a beaucoup de travail à faire, mais actuellement, le comité n’occupe pas ce mandat ».
Alors que le comité planche sur la Loi sur les langues officielles et la nouvelle Feuille de route pour la dualité linguistique, stratégie du Gouvernement fédéral en matière de langues officielles, le moment semble inopportun de quitter le comité.
« Je n’abandonne pas la communauté, je vais juste essayer de trouver des fonctions où mon travail pourra être plus constructif. Peut-être que mon remplaçant réussira mieux que moi. Je veux aider celui qui prendra ma place et toujours servir ma communauté ».
Stéphane Dion nommé
Le député libéral québécois de St-Laurent–Cartierville, Stéphane Dion, a été choisi pour remplacer M. Bélanger à titre de porte-parole libéral en matière des langues officielles et siéger au sein du Comité permanent des langues officielles.
Après le départ des conservateurs Royal Galipeau et Guy Lauzon, les franco-ontariens, plus grande communauté francophone hors Québec, ne sont désormais représentés que par le seul député d’Etobicoke-Lakeshore, Bernard Trottier.
Mauril Bélanger a quant à lui été nommé défenseur libéral en matière de coopératives par le chef libéral intérimaire, Bob Rae.
« Ce rôle nouvellement créé de défenseur des coopératives est fondé sur l’ouverture, la collaboration, la sensibilisation et il évite la partisannerie. Il s’agit d’un rôle progressiste, positif et fondé sur les preuves. J’ai l’intention de promouvoir les coopératives canadiennes et leurs valeurs, ainsi que de les aider au meilleur de ma connaissance », a déclaré le député Bélanger.

