Ayant connu un vif succès à l’étape du projet pilote à Ottawa, l’initiative sera maintenant offerte dans plusieurs villes de la province à commencer par Ottawa très bientôt, Toronto, London, Sudbury et Hamilton, et ce, de façon continue pour les prochains deux ans.
La Fondation Trillium a octroyé 323 000 $ au projet qui vise à expliquer aux nouveaux arrivants le processus électoral, comment aller voter, s’inscrire sur la liste électorale, faire du bénévolat pour un parti ou encore poser sa candidature.
«La population francophone ontarienne comporte une proportion élevée de nouveaux arrivants et au gouvernement nous sommes conscients de cette réalité. Ce projet les aide à comprendre leurs droits et devoirs démocratiques qu’ils doivent avoir pour devenir des citoyens actifs», a indiqué la députée d’Ottawa-Vanier, Madeleine Meilleur.
Le REPFO, qui intervient auprès des communautés nouvellement arrivées dans les domaines de la politique, de l’intégration des parents dans l’apprentissage de leur enfant ainsi qu’au niveau du décrochage scolaire, croit qu’il est important d’aider les nouveaux arrivants qui pourraient se sentir intimidés par la machine électorale canadienne.
«C’est important de les informer que voter est un droit constitutionnel et de l’importance d’exercer son droit de vote», fait valoir le directeur général du REPFO, Farhan Hassan.
Ancienne participante au projet pilote en 2003, Camelia Djama, alors directrice générale de la communauté djibouto-somalienne d’expression française à Ottawa, qui appuyait le projet du REPFO, a beaucoup apprécié son expérience.
«J’avais l’intention à ce moment de me présenter comme candidate aux élections scolaires dans l’avenir. Pour moi, c’était l’occasion de m’initier aux systèmes politiques et électoraux.»
À son avis, certains nouveaux arrivants viennent de pays où la démocratie n’est pas appliquée à tous les jours ou n’existe simplement pas.
Originaire du Djibouti et fille d’un père politicien, elle a pu découvrir une autre perspective de la démocratie. Le projet pilote lui a aussi permis de rencontrer des élus de la région dont Mauril Bélanger pour lequel elle travaille maintenant.
«Lorsqu’on choisit de devenir citoyen de ce pays, c’est important d’acquérir le nécessaire et de participer à la vie politique. Mon bénévolat m’a permis d’acquérir des notions que je n’avais pas», assure-t-elle.
Le projet est divisé en deux sections. Une session d’information est d’abord présentée dans chacune des villes suivie de deux jours de formation.
«J’anime une table ronde avec des élus municipaux et scolaires. Il y a aussi un peu de théorie et des simulations de campagnes électorales», explique Ginette Gratton, formatrice du projet.
Un projet pour aider à comprendre la politique canadienne
L’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO) ainsi que le Regroupement ethnoculturel des parents francophones de l’Ontario (REPFO) lançaient la semaine dernière un projet pour apprendre les rouages de la politique canadienne aux nouveaux arrivants ainsi que les inciter à se présenter comme candidats aux élections municipales, provinciales, fédérales ou encore scolaires.
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