L’ACFO d’Ottawa est très déçue et frustrée d’apprendre par les médias, une nouvelle entrave à l’esprit de la politique du bilinguisme de notre ville, soit la nomination d’un chef de pompier unilingue. Au lendemain du rapport Leblanc qui soulignait « le peu d’enthousiasme avec lequel la bureaucratie municipale endosse ces principes et des intentions exprimés par les membres du conseil municipal de corriger la situation », on se trouve devant du « pareil au même ». Nous refusons l’argument qui laisse entendre que le bilinguisme ne fait pas partie des critères pour désigner une candidature comme « meilleure ». Quand allez-vous démontrer un peu de respect pour les 135 000 francophones de la ville? Tenez-vous à ce point à ce que nous soyons toujours dans un contexte de contestation? La communauté doit être en mesure de communiquer avec les chefs de services – tels les incendies, dans la langue officielle de son choix. Il faut relire votre politique de bilinguisme dans un effort de la respecter et non pour y trouver des raisons (excuses?) pour la contourner. Croyez-vous nous apaiser en prétendant que le nouveau chef va suivre des cours en français? Et bien non!
Claudette Boyer, directrice générale de l’ACFO d’OttawaCourrier du lecteur
Lettre ouverte aux membres du conseil municipal de la ville d’Ottawa au sujet de l’embauche d’un chef de pompier unilingue
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