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Le meilleur intérêt de l’enfant



Le meilleur intérêt de l’enfant

Le meilleur intérêt de l’enfant

Cornelia Miculschi,
Publié le 22 Juillet 2009
Publié le 18 Février 2010
Cornelia Miculschi, RSS Feed
Sujets :
Université d’Ottawa , Ottawa , Limoges

Lors d’une séparation ou un divorce la famille se décompose. La routine est bouleversée, rien n’est plus comme avant. Il y a beaucoup d’amertume, de confusion, d’angoisse. Certainement, les deux partenaires souffrent, chacun dans son coin, à sa façon.

Mais les plus vulnérables restent les enfants du mariage. Ils ne comprennent toujours pas ce qui arrive. Pourquoi maman et papa ne vivent plus sous le même toit? Pourquoi papa ou maman a dû quitter la maison? Il n`y a plus de joie dans la maison, il en reste juste un grand vide! Il y a tant de questions qui restent sans réponse.

La réponse des enfants à une séparation reste très variée. Il y a la rébellion, la colère, le manque de concentration, le refus de se soumettre à l’autorité, les gestes pour attirer l’attention, entre autres. Il faut prendre des mesures pour atténuer l’impact de la séparation sur les enfants, pour les aider à passer à travers cette expérience douloureuse.

Quand vous vous séparez, pensez aux enfants d’abord. Ne leur infligez pas des souffrances supplémentaires, en les impliquant dans les disputes avec votre partenaire, ne les forcez pas à prendre des décisions, car ils ne sont pas prêts pour ce genre d’expérience. Et surtout, ne commencez pas à blâmer votre ex-partenaire, en le montrant du doigt.

Pensez à ce qu’il y a de mieux pour que vos enfants deviennent des adultes à part entière. Laissez de côté vos ambitions, votre désir de vengeance. Ne pensez pas que votre ex-partenaire aime moins les enfants et par conséquent il n’a pas besoin de les voir.

Comprenez que les enfants ont le droit de grandir avec les deux parents, même si leurs parents se sont séparés et vivent dans deux maisons différentes. Il faut donner la chance aux enfants de passer le plus de temps possible avec chaque parent. C’est de cette façon que les enfants vont grandir en santé, bien équilibrés du point de vue psychologique et émotionnel.

Le problème devient encore plus complexe quand on parle de couples recomposés. Et je vais vous donner un exemple : «A et B vivent dans une relation de conjoints de faits. A a deux enfants du premier mariage, et un troisième enfant avec B. Après quelques années, le couple se sépare. B veut absolument avoir la garde de son enfant, malgré que, depuis sa naissance, son enfant a grandi avec ses demi-frères.»

Séparer les frères et sœurs est inacceptable devant la loi, sauf dans de rares circonstances. Pensez à votre enfant avant de prendre une décision et non pas comment se venger sur votre ex-partenaire. Pensez au fait que vous allez aliéner votre enfant de ses copains, de son école, de son environnement qui lui procure la stabilité.

Pour les enfants plus âgés, si vous et votre partenaire n’arrivez pas à vous entendre sur leur garde, sachez qu’il y a des ressources pour vous aider (par exemple le bureau de l’avocat pour enfant). Après des entrevues avec les parents et les enfants, l’avocat de l’enfant vous fera part du souhait de vos enfants. Acceptez et respectez leur choix. Faites la preuve de votre amour envers vos enfants.

Tout ce que vous venez de lire n’est qu’une partie de ce que veut dire le meilleur intérêt de l’enfant. Alors, pourquoi ne pas réfléchir avant de prendre des décisions qui pourront affecter la vie de votre enfant à jamais?

Toutes les informations dans cet article ont pour seul et unique objet de fournir des renseignements relatifs à des questions d’intérêt général. Rien de ce qui se trouve dans cet article ne constitue un avis juridique ou ne peut être interprété comme constituant un avis juridique. Cornelia Miculschi n’est pas responsable à l’égard d’aucune décision que vous prenez et de tout dommage que vous pouvez subir, si vous vous fiez uniquement aux renseignements contenus dans cet article sans obtenir les conseils juridiques appropriés.À propos de Cornelia Miculschi : Depuis mon jeune âge, j’étais attirée vers l’étude du comportement humain, de la dynamique sociale et de la justice pour tous. J’ai toujours cru qu’il y a une justice fondamentale qui gère les relations interhumaines. J’ai fait des études en psychologie et en relations internationales et diplomatie. Mais ce n’était pas assez. Mon attachement profond aux principes de justice et d’équité m’a poussé à commencer des études en droit à l’université d’Ottawa en 1999. J’ai complété le Programme National (double licence en Droit Civil et Common Law) en 2003. Je parle couramment français, anglais et roumain. En 2004, j’ai ouvert mon bureau en pratique privée à Ottawa et en 2005 à Limoges. Ma pratique est principalement axée sur le Droit de la famille et tous ses aspects. Une partie restreinte de ma pratique est allouée aux transactions immobilières, à la préparation des testaments et procurations, ainsi qu’à des représentations en cour criminelle.

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