M. Lemieux fait l’éloge de Stephen Harper, en pointant du doigt le chef du Parti libéral qu’il accuse de manquer de leadership. Selon lui, Stéphane Dion n’est pas apte à diriger un gouvernement.
«Dans cette élection, on parle de choses critiques et la première est le leadership. Qui aimera-t-on avoir pour gérer notre pays, à ce temps-ci? C’est clair que c’est Stephen Harper. Il est le vrai leader et Stéphane Dion pas vraiment, soutient-il. Les Canadiens n’ont pas beaucoup de respect pour M. Dion. Ils le regardent et voient son manque de leadership.»
Le député conservateur estime que la taxe sur le carbone proposée par les libéraux représente une réelle inquiétude pour les gens de la région et plus particulièrement les agriculteurs.
«La taxe sur le carbone est une grande inquiétude pour les gens d’ici, dit-il. On demeure dans une circonscription rurale et les agriculteurs en ont peur parce que leurs coûts de production augmenteraient substantiellement alors qu’il est nécessaire d’utiliser l’électricité et le diesel pour leurs équipements.»
Toujours sur le sujet de l’environnement, appelé à commenter le choix d’avion fait par M. Dion pour ses déplacements durant la campagne électorale, Pierre Lemieux est clair : le chef libéral n’associe pas ses promesses à des gestes.
«Voilà la différence entre les conservateurs et les libéraux. Quand nous on dit quelque chose, on le suit avec l’action, indique-t-il. Lors de la dernière élection, on a dit qu’on diminuerait la TPS et on l’a fait. On a dit qu’on livrerait 1200 $ pour chaque enfant de moins de six ans et on l’a livré. Stéphane Dion, lui, il fait le contraire.»
L’avion utilisé par le clan Dion, un Boeing 737-200 vieux de 29 ans, est le plus polluant des trois appareils utilisés par les chefs de partis. À titre de comparaison, le Parti conservateur et le NPD volent à bord d’un avion qui consomme près d’un tiers de moins de carburant que le 737-200.
Pierre Lemieux, qui se dit confiant de remporter la victoire au terme de l’élection tout en admettant ne rien prendre pour acquis, a tenu à défendre la décision de son chef de déclencher des élections, et ce, même si plusieurs croient qu’il viole sa propre loi sur la tenue d’élections à date fixe.
«Quand il a déposé ce projet de loi, c’était pour un gouvernement majoritaire, affirme le député sortant. Il était devenu clair que le parlement ne fonctionnait pas bien. Depuis neuf mois, à la chambre des communes, les libéraux ne votaient pas sur les enjeux critiques.»
En réponse à l’offensive de Dan Boudria, qui affirme que son adversaire aurait dû se prononcer sur la question d’affichage bilingue des commerces à Russell en donnant son appui au conseil municipal, Pierre Lemieux réaffirme ce qu’il a répété à maintes reprises au cours de l’été.
«J’ai beaucoup de respect pour les francophones et les anglophones qui demeurent chez nous. Mais cette chose-là était une loi municipale et il faut respecter le mandat du maire et de ses conseillers et aussi respecter la voix des résidants qui demeure dans la municipalité de Russell.»
La centaine de soldats canadiens morts d’ici le 14 octobre?Questionné à savoir s’il croit que le Canada franchira le cap des 100 soldats morts au combat, en Afghanistan, avant la fin de l’élection, le député conservateur se fait très prudent. «Je ne sais pas», se contente-t-il de répondre tout en soutenant que «c’est aux Canadiens de répondre à cette question» lorsqu’on lui demande si le chiffre des 100 décès pourrait avoir une influence sur le vote.
Rappelons que depuis le début de la mission en Afghanistan, 97 soldats canadiens ont péri.