«Il n’y a pas vraiment de nouveau, ça n’a pas changé et le nombre d’enquêteurs affecté au dossier est toujours le même», affirme d’emblée le porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), Pierre Lanthier.
Malgré tous les efforts, aucun suspect n’a été arrêté pour ce crime. Un témoin important dans cette affaire, dont le portrait-robot a été dévoilé à la mi-octobre, est cependant toujours recherché par les autorités.
En pleine nuit mardi, la sœur cadette de la victime, Noémie, est pour la toute première fois sortie de l’ombre en publiant une lettre sur la page Facebook créée en mémoire de Valérie.
«C'est la première fois que j'écris ici et, même si ça ne paraît pas, c'est dur. 1040 membres que, pour la plupart, je ne connais pas. Ça me touche de voir que les gens sont présents et nous soutiennent. (…) S’il y en a qui ont des informations sur ce qui s’est passé le jour où ma sœur a quitté ce monde, je vous demande simplement d’écouter ce cri de détresse de la part d’une petite sœur qui s’est retrouvée sans grande sœur du jour au lendemain (…) Même si on se chicanait souvent, on s’aimait», peut-on entre autres dans le message.
«Les policiers font peut-être leur job, comme ils ne la font peut-être pas. Les gens veulent aider mais ne savent pas toujours comment. (…) Je demande seulement aux gens qui savent des choses (s’il y en a) de parler et d’avoir un peu de compassion pour une famille chamboulée» - Noémie Leblanc, soeur cadette de Valérie
L’adolescente en profite pour prier les témoins de fournir des informations qui pourraient permettre de faire cheminer l’enquête. «Les policiers font peut-être leur job, comme ils ne la font peut-être pas. Les gens veulent aider mais ne savent pas toujours comment. (…) Je demande seulement aux gens qui savent des choses (s’il y en a) de parler et d’avoir un peu de compassion pour une famille chamboulée, prise dans le chagrin et le désespoir de la perte de cet ange terrestre», poursuit-elle.
Du côté policier, on voit d'un bon oeil cette sortie publique de Noémie Leblanc. «Si ça peut inciter des personnes à nous appeler, tant mieux, surtout qu'elle peut réussir à les toucher émotionnellement», de dire Pierre Lanthier.
Rappelons que la jeune victime de 18 ans a été retrouvée morte le 23 août dernier et que son corps a été mutilé et brûlé, sans compter que la scène a été manipulée par des passants par la suite. L’autopsie a permis de déterminer que l’étudiante a succombé à un traumatisme crânien.

