M. Kaine indique que des annonces, des affiches commerciales et des autocollants sont souvent appliqués sur des feux de circulation ainsi que des lampadaires le long des plus grandes artères de l'est de la ville, incluant les chemins Tenth Line et Innes ainsi que le boulevard Saint-Joseph. Selon lui, ces affiches réapparaissent sitôt après avoir été enlevé par les agents de la paix.
«Ce que je comprends des gens qui s'occupent des règlements municipaux est que ces compagnies ont reçu des amendes de 200 à 300$. Pour moi, ça fait partie du coût d'opération d’une entreprise et on remet aussitôt les affiches» a-t-il expliqué. Je crois que ça fait en sorte que notre communauté a l'air moche. C'est déplaisant et ils ne devraient pas avoir le droit de le faire.»
M. Kaine croît que la Ville devrait désigner des endroits spécifiques pour ce type d’affiches commerciales. «Il y a des annonces partout dans la Ville d'Ottawa et moi, je vis dans l'est, donc c'est le coin qui me préoccupe», a-t-il continué.
Les tags
Entretemps, M. Kaine soutient que l'attitude laissez-faire envers les contrevenants commerciaux va à l'encontre d'un incident récent au cours duquel un voisin a dû nettoyer un graffiti de sa propre clôture.
«Il a reçu un avertissement de la Ville disant : « Votre clôture a été ciblée et vous devez enlever (le graffiti). Sinon, on va l'enlever et vous allez devoir payer la facture », a-t-il raconté.
«Est-ce juste? Pourquoi n'oblige-t-on pas un commerce à enlever leurs annonces? S'ils ne le font pas, la Ville devrait leur envoyer la facture».
Les conseillers ont un mot à dire
Le conseiller du quartier d'Orléans, Bob Monette, mentionne être au courant de la situation.
«Tant qu'à moi, c'est une forme de graffiti. C'est de mauvais goût et on devrait avoir un contrôle là-dessus» a-t-il soutenu sur le sujet. Si quelqu'un monte ce genre d'affiche, il devrait avoir des règlements concrets en ce qui attrait à comment longtemps que ça peut être affiché et quand on doit le descendre.
«C'est de la pollution visuelle.»
Le conseilleur du quartier Beacon Hill-Cyrville, Tim Tierney, est d'accord.
«Ça me dérange. C'est quelque chose à quoi je devrais m'attaquer.»
ZAC
Le président de la Zone d'amélioration commerciale (ZAC), Rick Snail, indique qu'il n'a pas reçu de plaintes au sujet des affiches commerciales.
«À ce que je sache, personne n'a contacté la ZAC. Personne ne s'est plaint à nous», a-t-il dit.
En ce qui concerne les tags, il rappelle que l'association enlève les graffitis sur la propriété publique deux fois par année le long du boulevard Saint-Joseph.
«Deux fois par année, on va dans la rue et on nettoie (le graffiti) qui a été mis sur les endroits publiques sur le boulevard Saint-Joseph, a-t-il souligné. Si un propriétaire le long du boulevard nous appelle et nous dit qu'il a été ciblé, on va se mobiliser pour le nettoyer.»
(Traduit par Jonathan Perron-Clow)

