Université franco-ontarienne: le NPD clarifie sa position

Sébastien Pierroz
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POSTSECONDAIRE. Le Nouveau parti démocratique (NPD) de l'Ontario envisage bien la création à court terme d'une université franco-ontarienne.

La chef du NPD de l'Ontario Andrea Horwath.

Flou sur le projet depuis le début de la campagne, le parti orange répond pourtant par l'affirmative au projet phare du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO). «La chef Andrea Horwath et les membres du parti supportons complètement l'idée, laisse entendre la critique du parti en matière de droits francophones, France Gélinas. Cela fait une dizaine d'années que le projet est dans nos plans.»

Création d'une université de langue française indépendante? Autonomisation complète d'un collège universitaire existant? Fédérer les programmes déjà existants au niveau d'une structure gouvernante provinciale? Mme Gélinas préfère laisser la balle dans le camp de la communauté concernant la forme prise par une éventuelle université pour les francophones.

«Il faut que les étudiants nous disent ce qu'ils veulent, combien ça va coûter. Après simplement, la chef Andréa Horwath pourra appuyer.»

Le directeur général du RÉFO Alain Dupuis reste en tout cas sceptique après ces propos. «Nous regrettons qu'il n'y ait pas eu auparavant un engagement clair sur le sujet. Entre Mme Horwath qui ne se prononce pas vraiment et certains candidats du parti qui se déclarent en faveur, on a du mal à lire entre les lignes.»

En visite à Ottawa il y a deux semaines, Mme Horwath avait évoqué «une érosion indiscutable du fait francophone dans le service public», sans jamais faire mention d'une université franco-ontarienne.

Hervé Ngamby favorable

Le sentiment de cacophonie était monté d'un cran il y a une semaine lorsque le candidat néo-démocrate dans Sudbury Joe Cimino s'était dit prêt à se battre la mise en place d'une université francophone. La semaine dernière, c'est le candidat dans Ottawa-Vanier Hervé Ngamby qui s'était déclaré favorable à l'idée.

«Je peux vous assurer les candidats du parti dans la région d'Ottawa sont ouverts à la proposition, affirme M. Ngamby, la même chose pour Andrea Horwath. Personnellement, je ne crois pas en la nécessité de construire un nouveau bâtiment universitaire, mais plutôt de fédérer des programmes existants. Par exemple, une faculté des arts à La Cité, une faculté d'agronomie à Alfred, une faculté de médecine à Montfort.»

Le Parti libéral balaie toujours l'idée de la création d'une université franco-ontarienne, se cantonnant à la «mise en application» du coup pouce de 14,5 millions $ déployé pour les programmes postsecondaires en français dans le centre-sud-ouest dans les prochaines années. Quant au Parti progressiste-conservateur (PC) de l'Ontario, l'idée est repoussée aux calendes grecques, dépendamment de la réduction du déficit budgétaire provincial.

Organisations: Université de langue française indépendante, Parti libéral, Parti progressiste-conservateur PC

Lieux géographiques: Phare du Regroupement, Région d'Ottawa, Alfred Montfort Ontario

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