Retour sur 2013: l'Université franco-ontarienne réaffirmée avec force

Sébastien Pierroz
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Si le projet d'une université franco-ontarienne se concrétisait un jour, l'année 2013 resterait alors dans l'histoire des Franco-Ontariens. Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) n'a cessé de donner une impulsion dans ce sens tout au long de l'année.

La coprésidente du RÉFO Geneviève Latour.

Relancée en 2012 après la mobilisation consécutive à suppression de la bourse d'études en français, l'association étudiante s'est finalement décidé cette année à lancer différentes consultations provinciales sur le postsecondaire en français. Avec le but de prendre le pouls des membres de la communauté francophone sur le dossier.

Étalées d'octobre à novembre dans six villes ontariennes dont Ottawa, les consultations ont accouché d'un bilan sans appel: les francophones de tous bords insistent sur l'urgence d'une gouvernance en français.

Comment? La volonté d'une université franco-ontarienne a été soulignée à maintes reprises, couplée à l'argument selon lequel les anglophones, bien que minoritaire au Québec, disposent déjà de trois universités, sans compter que les communautés francophones du Manitoba, de la Nouvelle-Écosse, de l'Alberta et même les Acadiens du Nouveau-Brunswick possèdent leurs propres établissements universitaires.

Parmi les autres propositions: l'autonomisation complète d'un collège universitaire existant, ou encore fédérer les programmes déjà existants au niveau d'une structure gouvernante provinciale.

Les six consultations seront suivies par un «second volet» selon le RÉFO, à savoir un Sommet provincial au printemps.

Désignations attendues pour l'Ud'O et la Cité

Tandis que l'Université d'Ottawa demeure toujours dans l'attente d'une désignation par le gouvernement ontarien des services offerts aux étudiants par l'administration universitaire en vertu de la Loi 8 sur les services en français, son recteur Allan Rock avait déclaré en mars que ce projet de désignation faisait de l'Ud'O «une partie de la solution d'une université franco-ontarienne, une solution s'appelant l'Université d'Ottawa».

Quant à la Cité – rebaptisée ainsi en novembre au lieu de Cité collégiale – l'établissement a annoncé récemment que sa protection en vertu de la Loi sur les services en français (LSF) serait effective à partir du 1er janvier 2014.

Organisations: Université franco-ontarienne, Université d'Ottawa, LSF

Lieux géographiques: Ottawa, Québec, Manitoba Nouvelle-Écosse Alberta

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