États généraux du postsecondaire: la gouvernance comme urgence

Sébastien Pierroz
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Une gouvernance universitaire pour les Franco-Ontariens absolument. L'idée était sur la plupart des lèvres durant toute la journée de samedi à la Cité lors des États généraux du postsecondaire en français à Ottawa.

Quelque 200 membres de la communauté francophones ont assisté à la consultation.

Cet arrêt dans la capitale pour la sixième et dernière consultation provinciale du genre n'a pas vraiment surpris par rapport aux précédentes. À savoir les propositions de différents modèles de gouvernance comme la création d'une université de langue française indépendante, l'autonomisation complète d'un collège universitaire existant, ou encore fédérer les programmes déjà existants au niveau d'une structure gouvernante provinciale.

«On s'aperçoit que c'est encore aujourd'hui le statu quo et que cela ne répond pas aux besoins futurs des étudiants, déplore Alain Dupuis, coordonnateur au Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO). La gouvernance devient plus que jamais incontournable.»

Meilleur «sans préférence»

Interrogée sur sa préférence comme modèle de gouvernance, la ministre déléguée aux Affaires francophones Madeleine Meilleur – présente durant tout l'après-midi aux consultations – a botté en touche: «Ce qui est urgent, c'est comment établir cela le plus rapidement possible (...) On a besoin d'une institution plus tôt que tard.»

Peu loquace sur le type de modèle, Mme Meilleur loue malgré tout la bonne volonté du gouvernement de la première ministre Kathleen Wynne pour surmonter le défi: «Il y a une réelle urgence en terme de programmes francophones dans Centre et le Sud-Ouest de l'Ontario. Nous avons aidé les étudiants.» Une allusion au coup de pouce de 14,5 millions $ du gouvernement voilà un mois pour les programmes postsecondaires dans ce secteur.

Des étudiants déçus

Toujours est-il que parmi les quelque 200 membres de la communauté présents samedi figuraient de nombreux étudiants de l'Université d'Ottawa. La plupart d'entre ont profité des tables rondes pour confier leurs désillusions concernant la structure bilingue.

«Les services offerts en français sont généralement de bonne qualité, mais beaucoup de programmes manquent encore», illustrait Caroline Gélineault, en 3e année linguistique à l'Université d'Ottawa. «Je suis venu de Toronto étudier ici. Je me suis aperçu que beaucoup de manuels scolaires sont en anglais lors de cours donnés en français, pestait Lucas Egan, un autre étudiant. C'est juste décevant.»

Organisations: Université de langue française indépendante, Université d'Ottawa, Affaires francophones Madeleine Meilleur Sud-Ouest de l'Ontario

Lieux géographiques: Toronto

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires