À midi aujourd’hui, il était encore possible de se procurer quatre billets regroupés malgré que la direction de l’équipe affirme avoir liquidé tous ses laissez-passer. Selon le professeur en sciences administratives de l’Université du Québec en Outaouais, Normand Bourgault, les Sénateurs d’Ottawa devront considérer une baisse du coût des tickets.
«S’ils ne vendent pas de billets, ils n’ont qu’à réduire le prix! C’est simple. Pendant le lock-out, les gens ont trouvé d’autres activités. Certains amateurs ont probablement rempli leur agenda ne sachant pas quand ça allait recommencer. Je crois que ça va revenir à la normale à la longue.»
Si les billets tardent à trouver preneur, il ne s’agit pas uniquement d’une question d’horaire chargé pour les amateurs. M. Bourgault estime que l’absence de faits saillants a réduit l’intérêt pour le sport.
«Ce qui attire les gens, c’est le plaisir d’assister au match, c’est une source d’émotions. C’est aussi une activité sociale, on rencontre d'autres personnes, on échange. À court terme, on peut voir un désintérêt parce que pendant des mois, on a parlé de salaires et non de performances.»
Ce que Normand Bourgault décrit comme «la valse des millions» a déplu à de nombreux partisans. Il croit que plusieurs personnes mettront de côté cette activité, surtout les familles dont le budget est serré. «La stratégie des équipes est régulièrement de dire qu’ils sont en danger et que les gens doivent venir les voir, sinon elles disparaîtront. Si elles sont en danger, elles n’ont qu’à baisser le prix des billets.»

