Les transactions sur ces sites web s’effectuent rapidement et le vendeur frauduleux n’a pas à avoir de contacts directs avec l’acheteur. La seule condition à remplir est que le produit livré soit tel que décrit. L’acquéreur a donc trouvé une marchandise usager à bon prix et le vendeur s’est débarrassé de ce qui ne lui appartient pas, tout le monde est gagnant.
Ça semble facile à première vue, mais de nombreuses personnes travaillent à empêcher ces situations. D’emblée, les services de police régionaux admettent que la tâche est colossale. Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) et la Sûreté du Québec (SQ) disent tous deux enquêter en lien avec ce genre de sites web à l’occasion, mais aucun ne fait de surveillance constante.
Pour les deux services de sécurité publique, les enquêtes débutent toujours par une plainte d’un citoyen. «Ça peut arriver, si quelqu’un voit un de ses objets volés sur ces sites. C’est vraiment du cas par cas, on intervient quand c’est possible.», explique Jean-Paul Le May du SPVG.
eBay contre-attaque
eBay met de nombreuses ressources à la disposition des utilisateurs de son site. Une technologie filtre constamment les produits affichés. Lorsque des ventes à apparence frauduleuses sont détectées, le géant du web fait appel aux services de l’ordre pour obtenir le support nécessaire.
Afin de traiter ce fléau, la compagnie a créé, en partenariat avec la fédération américaine de la vente au détail, un programme visant à mener une offensive contre les actions criminelles. De ce travail conjoint est né, notamment, un service d’assistance pour les personnes qui souhaitent retrouver quelque chose qu’on leur a volé.
Si vous apercevez un produit qui vous semble louche sur son site, eBay vous invite à les avertir et à prendre en note le numéro de l’item et le nom d’utilisateur du vendeur pour ensuite contacter le géant du net à l’adresse stopfraud@ebay.com et leur écrire un résumé de la situation.

