Le porte-parole de la piste, Alex Lawryk estime malgré tout que l'inclusion de l'hippodrome Rideau Carleton dans le processus d'appel d'offres devrait comporter quelques conditions.
«Un autre casino à Ottawa peut toujours fermer l'hippodrome, a déclaré M. Lawryk catégorique. Si nous remportons la soumission, ce serait effectivement une bonne nouvelle. Mais si nous perdions, le casino serait situé alors à un autre endroit de la ville et nous devrions fermer.»
Après le vote de mercredi, la Société des loteries des jeux de l'Ontario (OLG) a ouvert sa liste de soumissions et mis en place une liste de plusieurs sites. Elle réduira prochainement ces offres à une seule et le conseil municipal présentera alors la proposition retenue. Les conseillers auraient tout de même la possibilité de rejeter l'offre que l'OLG ferait, laissant à l'agence le soin de prendre une décision sur la présentation d'une autre proposition.
«Le problème, explique M.Lawryk, c'est que l'OLG a déjà déclaré son intérêt pour un casino près du centre-ville d'Ottawa. Son président Paul Godfrey l'a déclaré quand il s'est rendu à Ottawa pour le petit déjeuner du maire, au printemps dernier.»
«Il y a un parti pris en termes de localisation, ajoute-t-il. Nous espérions que l'inclusion de l'hippodrome Rideau Carleton dans le processus d'appel d'offres serait une condition pour uniformiser les règles du jeu. »
Mais M. Lawryk dit avoir entendu plusieurs conseillers exprimer leur intérêt dans la préservation de la piste. Cela a été pour lui encourageant de voir que plusieurs sites comme Rockland n'ont pas retenu l'attention des membres du conseil municipal.
Le porte-parole se veut également rassurant sur l'état de l'hippodrome qui célèbre cette année son 50e anniversaire: «On fait plus de profit que le Casino du Lac-Leamy qui est un grand compétiteur. Nous recevons un grand nombre de clients du Québec qui visitent l'hippodrome, tandis que je suis sûr que le Québec reçoit beaucoup de clients de l'Ontario pour leurs tables de jeu. À l'avenir, nous aimerions rapatrier une partie de ces gains ici.»
L'hippodrome Rideau-Carleton héberge 1250 machines à sous de l'OLG depuis une douzaine d'années et verse quatre millions $ par année dans les coffres de la municipalité. La société d'État ontarienne s'apprête toutefois à lui couper les vivres au profit d'un plus grand nombre de petits exploitants. Il est question, au niveau du gouvernement, de créer un programme de transition pour aider l'industrie des courses de chevaux, avait alors fait savoir l'OLG.

