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Quinze francophones ou francophiles honorés

Le président de l’AFO, Denis Vaillancourt, était parmi les récipiendaires. Photo : Archives

Le président de l’AFO, Denis Vaillancourt, était parmi les récipiendaires.

Publié le 9 Octobre 2012
Publié le 9 Octobre 2012
Sébastien Pierroz  RSS Feed

Denis Vaillancourt, Benoit Cazabon, Sœur Rachelle Watier et bien d'autres. Ils étaient quinze ce soir, la plupart francophones et francophiles, réunis au Sénat pour recevoir lors d'une cérémonie privée la prestigieuse médaille du du jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II.

Sujets :
Assemblée de la francophonie , Centre de Services Guigues , Ontario , Ottawa , Canada

Tête d'affiche des récipiendaires, le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) Denis Vaillancourt, ne boudait pas son plaisir: « C'est une reconnaissance professionnelle, celle d'une implication communautaire. Mais surtout un travail d'équipe. »

Fierté également pour Roger Régimbad, membre du conseil d'administration du Centre de Services Guigues, qui évoquait « l'honneur d'être reconnu par ses pères », grande impression pour Sœur Rachel Watier, la supérieure des Sœurs de la charité d'Ottawa, qui voit la « Reine comme un symbole, une vraie femme » ou même humour pour le linguiste et écrivain Benoit Cazabon lequel affirme « ne pas connaitre cette récompense »: les mots étaient identiques au final pour les quatorze autres récipiendaires.

Reste que sur l'état de francophonie en Ontario, les opinions divergent encore. « Il y a beaucoup de relâchements, glisse M. Cazabon. Le gouvernement fédéral ne donne pas assez d'importance à la francophonie. Moins en tout cas qu'aux questions financières. »

« Dans mon domaine, je vois qu'il y a toujours un problèmes de visibilité. Les ainés ne connaissent pas encore assez les services », concède M. Regimbad. Mais l'actif garde l'optimisme: « Par rapport à la crise de Montfort en 1997, les avancées ont été importantes. Les services sociaux et récréatifs se sont développés.

Sœur Rachelle Watier préférait quant à elle penser aux futures générations: « La reine a servi son peuple de façon admirable. J'ai essayé de le faire aussi. Je pense que les jeunes franco-ontariens n'oublient pas aussi cette notion de service. »

Les critiques récentes par certains sur l'association un peu trop forte entre cette récompense royale et la francophonie n'avaient visiblement pas émoustillé les récipiendaires. « Je me sens canadien-français voilà tout», tranchait M. Cazabon. Denis Vaillancourt avait finalement le mot le plus sage: « Si ce n'était pas une reine, ce serait un président. Car le Canada est avant tout un état et je fais partie de cet état. Tout simplement. »

La remise des médailles à des personnes francophones et francophiles de l'Ontario vise à souligner le cheminement historique des défis relevés par le peuple franco-ontarien depuis 60 ans à l'intérieur du système constitutionnel canadien.

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