Ne jamais perdre foi. Voilà le conseil que pourrait donner Alain Vachon, président de la Fondation des Monuments de la francophonie. Son message sonne particulièrement juste auprès de celles et ceux qui attendent depuis 2006 que l’Université d’Ottawa se dote d’un Monument de la francophonie.
« L’idée m’est venue en 2005 sur l’autoroute 417, en regardant le drapeau canadien. Je me suis alors dit qu’un jour, le drapeau franco-ontarien flotterait lui aussi. Il est important que soit reconnu le rôle positif qu’ont joué les francophones dans la réussite de la province, pas dans un esprit de militantisme, mais juste pour promouvoir leur travail ».
Quelques mois plus tard, l’archiviste en chef de l’Université d’Ottawa, Michel Prévost se montrait très enthousiasme à ce que son établissement soit l’un des premiers à accueillir ce projet. Fondé par les pères Oblats, fier patrimoine franco-ontarien depuis 1848, l’établissement postsecondaire semblait tout désigné pour montrer l’exemple. Sept ans plus tard, le Monument de la francophonie de l’Université d’Ottawa sera pourtant le 13e du genre en Ontario, lorsqu’il s’élèvera de la terre en 2013. Douze autres lui ont grillé la politesse.
« Il y a eu beaucoup de discussions pour trouver l’endroit, dit M. Prévost. Mais ça valait la peine d’attendre car celui choisi est idéal, avec beaucoup de passage, de sorte que les gens le verront. Il s’intègrera parfaitement dans la volonté d’embellissement du campus de ces dernières années. De plus, il sera doté de plaques qui rappelleront l’histoire de l’institution depuis sa création il y a près de 165 ans. L’Université d’Ottawa a formé des dizaines de milliers des meilleurs Franco-Ontariens, c’est important qu’elle aille son monument, ça va être une très grande fierté ».
125 000 $ recherchés
À l’occasion du lancement de la campagne de financement, l’Université d’Ottawa a présenté les plans de la future œuvre, installée dans la Grande Allée du campus universitaire qui relie le pavillon Tabaret et la future place de l’Université, à deux pas du monument érigé en l’honneur d’un ancien prestigieux étudiant, le poète Félix Leclerc.
« Le Monument de la francophonie deviendra un lieu de rencontre et de rassemblement pour toute la collectivité universitaire, déclare le recteur Allan Rock. Il sera un symbole concret de l’importance de la communauté franco-ontarienne pour l’Université d’Ottawa et une façon de rendre hommage à la contribution de cette communauté à la province ».
Pour réaliser son œuvre, l’Université d’Ottawa cherche à amasser 100 000 $. Une somme de 25 000 $ additionnelle est également recherchée pour installer un drapeau franco-ontarien au campus Lees, à proximité de l’autoroute 417.
Le président d’honneur du comité pour le Monument de la francophonie à l’Université d’Ottawa, Me Daniel Boivin, lance un appel à la communauté, entreprises et particuliers. Après avoir longtemps poussé pour ce projet, le vice-doyen du Programme de common law en français (PCLF) de la Faculté de droit, François Larocque, se montre satisfait.
« C’est important de célébrer l’accomplissement de la communauté franco-ontarienne et d’avoir une trace tangible pour l’avenir. Nous avons besoin de ces symboles pour que soit reconnue notre contribution à la réussite et à la construction de cette province ».
Alors que plusieurs institutions et municipalités possèdent déjà un Monument de la francophonie, d’autres projets se préparent notamment à Hawkesbury et possiblement à Embrun, glisse M. Vachon.
Pour effectuer un don en ligne, rendez-vous à l’adresse www.bit.ly/drapeau-franco.

