En présence de nombreuses personnalités de la communauté franco-ontarienne, le recteur de l’Université d’Ottawa Allan Rock a ouvert, avec le comité pour le Monument de la francophonie à l’Université d’Ottawa, la campagne de financement, jeudi 28 juin.
L’objectif, amasser 100 000 $ pour ériger un Monument de la francophonie au milieu de la grande allée du campus universitaire, qui relie le pavillon Tabaret et la future place de l’Université. Une somme de 25 000 $ additionnelle est également recherchée pour installer un drapeau franco-ontarien à un autre endroit de l’université, qui pourrait être le campus Lees, à proximité de l’autoroute 417..
« Érigé au cœur même du campus principal, le Monument de la francophonie deviendra un lieu de rencontre et de rassemblement pour toute la collectivité universitaire, a déclaré le recteur Allan Rock. Il sera un symbole concret de l’importance de la communauté franco-ontarienne pour l’Université d’Ottawa et une façon de rendre hommage à la contribution de cette communauté à la province. »
Le président d’honneur du comité pour le Monument de la francophonie à l’Université d’Ottawa, Me Daniel Boivin, lance un appel à la communauté, entreprises et particuliers, afin qu’ils permettent la création de ce monument espéré de longue date.
« Aujourd’hui, nous lançons un appel à la communauté franco-ontarienne pour qu’elle manifeste généreusement son appui à cette initiative qui rendra plus visible la francophonie sur le campus de l’Université d’Ottawa ».
Le Monument inscrira littéralement dans la pierre l’engagement concret et continu de l’Université d’Ottawa envers la francophonie d’ici et d’ailleurs. Cet engagement, qui remonte à la fondation de l’Université en 1848, est déjà inscrit dans la loi constitutive de l’Université d’Ottawa de 1965. Il est donc ancré depuis longtemps dans ses valeurs.
À l’occasion du lancement de la campagne de financement, le public présent a pu découvrir les plans. Les matériaux utilisés pour la création du monument évoqueront les secteurs traditionnels canadiens, tels que l’exploitation forestière, l’industrie minière ainsi que l’agriculture. Les bancs faisant partie du monument seront faits de pièces de bois d’œuvre, évoquant les barrages flottants, un matériel choisi pour sa durabilité et sa facilité d’entretien. La coupe des montants et des poutres fera référence à la drave. Les bases de granite, et la structure en acier et en acier inoxydable rappelleront l’industrie des mines et de la métallurgie. L’aménagement paysager fera, pour sa part, référence aux récoltes traditionnelles et aux marchés frais. Enfin, les matériaux de support des panneaux porteront les couleurs franco-ontariennes.

