Avec la sortie du rapport du Commissaire Boileau sur l’état de l’éducation postsecondaire en langue française dans le Centre-Sud-Ouest de l’Ontario, intitulé « Pas d’avenir sans accès », l’AFO réagit.
« La région du Centre- Sud-Ouest est celle où notre communauté francophone connaît le plus fort taux de croissance et on note un taux d’accès de 3 % aux collèges et universités de langue française. C’est une situation qui est inacceptable et elle doit être dénoncée haut et fort. L’insuffisance d’établissements et de programmes d’éducation postsecondaire en langue française a des impacts directs sur la vitalité et le développement de notre communauté francophone. Les étudiants francophones de la région abandonnent les études en langue française après l’école secondaire. On va tout droit vers une mort lente mais bien programmée de notre langue et de notre communauté. Le gouvernement provincial se doit de réagir au plus vite pour remédier à cet état de fait », déclare le président de l’AFO, Denis Vaillancourt.
L’AFO se déclare particulièrement satisfaite de la suggestion du Commissaire Boileau pour la création d’une université franco-ontarienne où la communauté francophone participerait à la prise de décisions concernant les programmes à offrir. L’AFO félicite également le Commissaire pour « son courage de mettre sur la place publique un concept qui, depuis de nombreuses années, en restait à de simples balbutiements ».
Elle se réjouit du futur rôle que pourrait jouer le Collège universitaire Glendon pour développer des programmes adaptés à la population franco-ontarienne du Centre-Sud-Ouest, et notamment la région du grand Toronto.
Enfin, l’AFO salue la recommandation du Commissaire pour la création d’un nouveau secrétariat, ou d’une structure similaire qui aurait la capacité de négocier avec les établissements postsecondaires pour la mise en œuvre de nouveaux programmes et services et où les organismes de la communauté francophone siègeraient.
« L’avenir de l’éducation postsecondaire dans cette région doit être aussi dans les mains de la communauté, il est essentiel qu’elle participe à cette nouvelle entité », conclut M. Vaillancourt.

