Le commissaire livre les résultats de son enquête dans son rapport intitulé L’état de l’éducation postsecondaire en langue française dans le Centre-Sud-Ouest de l’Ontario : Pas d’avenir sans accès, publié aujourd’hui.
Le rapport se penche sur les options limitées, les distances éloignées et l’autonomie fragile de certaines institutions, qui portent un effet néfaste sur le recrutement et la rétention et conduisent à une perte pour la communauté franco-ontarienne.
Le commissaire recommande au gouvernement de créer une nouvelle structure indépendante et imputable à la population dont le mandat serait de déterminer tant les besoins que la livraison de services et de programmes d’enseignement postsecondaire en français dans le Centre-Sud-Ouest, particulièrement dans le grand Toronto.
« Avec une population francophone en pleine croissance dans le Centre-Sud-Ouest, il devient plus que jamais impératif de palier au nombre insuffisant de collèges et universités qui y offrent des programmes et des services en français », a déclaré Me Boileau. « Ces manquements ont pour effet de couper l’herbe sous le pied aux élèves de l’élémentaire et du secondaire, aux nouveaux arrivants et aux francophiles qui aspirent à une éducation postsecondaire en français. Il en va aussi de l’intérêt du gouvernement de maintenir et d’améliorer sa capacité à assurer une prestation de services en français de qualité à la population. »
Selon le recensement de 2006, le Centre-Sud-Ouest de l’Ontario compte 201 630 francophones, soit plus du tiers des francophones de la province. De toutes les communautés francophones de l’Ontario, celle du Centre-Sud-Ouest connaît le plus haut taux de croissance. Pourtant, le taux d’accès à l’éducation postsecondaire en langue française varie de 0 à 3 % seulement dans les régions du Sud-Ouest et du Centre de l’Ontario par rapport aux programmes qui y sont offerts en anglais. Seulement cinq établissements postsecondaires offrent quelques programmes en français dans le Centre-Sud-Ouest de l’Ontario.

