Cette décision attendue de longue date par les francophones et francophiles coïncident avec le Lancement de la campagne de financement du Monument de la francophonie de l’Université d’Ottawa qui aura lieu jeudi.
Dans un communiqué transmis aux médias mardi soir, l’Université d’Ottawa se dit « fière d’annoncer qu’une demande officielle de désignation en vertu de l’article 8 de la Loi sur les services en français est sur le point d’être acheminée au gouvernement de l’Ontario et à l’honorable Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux Affaires francophones ».
Le Bureau des gouverneurs et le Sénat de l’Université ont adopté une résolution visant à obtenir une désignation partielle, qui englobera les programmes de premier cycle offerts en français ainsi que les services dispensés aux étudiants par l’administration centrale et les facultés.
Pour l’établissement postsecondaire, il s’agit de la fin d’une longue crise. L’Université d’Ottawa a essuyé de vives critiques depuis l’organisation dans ses locaux du colloque sur les 25 ans de la Loi sur les services en français de l’Ontario, en novembre dernier.
« L’Université s’est toujours donné comme mission de faire rayonner la culture francophone, c’est dans son ADN ! », lance le recteur Allan Rock, faisant ainsi référence à la Loi de l’Université d’Ottawa, adoptée en 1965. « La francophonie et le bilinguisme constituent d’ailleurs l’un des quatre piliers de notre plan stratégique Destination 20/20. Aujourd’hui, avec la demande de désignation, l’Université démontre une fois de plus qu’elle est fermement engagée dans la promotion et la protection des intérêts de la communauté franco-ontarienne ».
Plusieurs organismes et francophones de la communauté ont reproché à l’université de ne pas s’engager suffisamment dans la francophonie ontarienne.
Avant d’être adoptée par le Sénat et le Bureau des gouverneurs, la résolution a fait l’objet de consultations et de discussions avec les membres de la Commission permanente des affaires francophones et des langues officielles du Sénat, le commissaire aux services en français, François Boileau, l’Office des affaires francophones et le cabinet de Madeleine Meilleur.
Dans son communiqué l’Université d’Ottawa démontre toutefois le souci de ne froisser aucune susceptibilité.
« L’Université d’Ottawa demeure un établissement bilingue. Il importe donc de souligner que sa désignation ne modifiera en rien les programmes et services offerts en anglais ».

