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Claudette Paquin et Bernard Grandmaître, des gens d’exception

Claudette  Paquin et Bernard Grandmaître, de même que les deux auteurs, étaient présents pour le lancement de ces deux nouvelles parutions de la collection Des gens d’exception. Photo : Benjamin Vachet

Claudette Paquin et Bernard Grandmaître, de même que les deux auteurs, étaient présents pour le lancement de ces deux nouvelles parutions de la collection Des gens d’exception.

Publié le 7 Juin 2012
Publié le 7 Juin 2012
Benjamin Vachet  RSS Feed

Franco-Ontariens de cœur et d’action, Claudette Paquin et Bernard Grandmaître ont rejoint Gaétan Gervais, Maurice Lapointe, Mariette Carrier-Fraser et Gisèle Lalonde en tête d’affiche de la collection Des gens d’exception du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques et des Éditions CFORP.

Sujets :
Service de l’Ontario français , Ontario , Développement de l’Ontario , Sudbury

La biographie de ces deux grandes personnalités de la communauté franco-ontarienne a été lancée la semaine dernière, à Ottawa. Dans « Claudette Paquin – Franco-Ontarienne de cœur et d’action » et « Bernard Grandmaître – Le père de la loi 8 », les deux figures marquantes de la francophonie retracent leur parcours, respectivement sous la plume de Robert Arseneault et Adrien Cantin.

« Je n’ai pas l’habitude de parler de ma vie privée et ça me gêne de recevoir de tels honneurs alors que j’ai toujours travaillé avec d’autres personnes autour », explique Mme Paquin.

Installée en Ontario en 1972, cette franco-ontarienne d’adoption, originaire de Montréal, a épousé la cause de la francophonie en milieu minoritaire.

« En situation minoritaire, chaque geste va avoir un impact. Il n’y a pas de position neutre, soit on avance, soit on recule. Il ne faut donc jamais baisser les bras », dit celle qui confie s’être aussi battue à la maison pour que ses filles parlent en français.

En Huronie, Mme Paquin a suivi avec attention la crise scolaire de Penetanguishene. Pendant vingt ans, elle s’est également consacrée au développement de la télévision éducative et culturelle de l’Ontario français, à La Chaîne de TVOntario, puis à TFO dont elle fut la directrice en chef, avant sa retraite en 2010.

Si elle a accompagné TFO jusqu’à l’autonomie totale en 2007, ce n’est pourtant pas ce fait d’armes qui la rend la plus fière.

« Ma plus grande fierté, c’est la création en coproduction de la toute première série dramatique en français créée à l’extérieur du Québec, FranCœur, en 2002, avec Robert Charbonneau ».

Le « petit gars de Vanier »

Tout aussi gêné, Bernard Grandmaître, le « petit gars de Vanier » devenu père de la loi 8, a accepté de partager sa vie privée au Tim Hortons, lors d’une série d’entretiens qui ont permis à Adrien Cantin d’écrire la première biographie de cet homme politique qui a laissé une marque indélébile dans l’histoire franco-ontarienne.

À titre de ministre délégué aux Affaires francophones dans le gouvernement du premier ministre David Peterson, c’est lui qui a fait rédiger et adopter la Loi de 1986 sur les services en français, la fameuse loi 8 qui a notamment permis à la cause Montfort d’obtenir son issue favorable.

« J’ai essayé de faire de mon mieux au cours de ma carrière en suivant le parcours de celles et ceux qui se sont battus contre l’infâme Règlement 17, dit humblement M. Grandmaître. Cette loi a été un pas de géant pour la reconnaissance et la sauvegarde du patrimoine et de la culture franco-ontarienne, mais gare à ceux qui disent que notre culture et notre langue sont garantis à vie. Il faut demeurer vigilant et il y a encore à faire ! ».

Retiré de la vie politique, M. Grandmaître continue pourtant de suivre avec attention l’actualité. Il se réjouit des recommandations du commissaire aux Services en français, François Boileau qui réclame son indépendance.

« C’est une excellente idée car cela permettra un meilleur accès de ses recommandations et remarques au grand public ! ».

La collection Des gens d’exception a été créé pour reconnaître des femmes et des hommes ayant grandement contribué au développement de l’Ontario français.

« Il s’agit également de les faire connaître auprès de nos jeunes du secondaire, afin qu’ils puissent avoir des modèles, des personnalités inspirantes à travers qui, elles et ils pourront découvrir un peu d’histoire et apprendre à mieux connaître la francophonie ontarienne », explique Michel Goulet, directeur Développement et Édition.

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