Ouvertement sceptique quant à la pertinence d'assujettir l'Université d'Ottawa à la Loi sur les services en français, le vice-recteur François Houle quittera son poste à la fin du mois de janvier pour assurer de nouvelles fonctions auprès du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur (COQES).
Face aux interrogations, l'établissement a tenu à préciser dans un courriel envoyé à L'Express.
« M. Houle quitte l’Université pour entreprendre un nouveau défi à la demande de l'honorable Glen Murray. Pour M. Houle, la mise en œuvre du programme de recherche du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur est une nouvelle occasion de mettre sa grande expérience dans le domaine de l’éducation au service du public. Nous sommes très heureux pour M. Houle et nous lui souhaitons bonne chance dans ce nouveau défi ».
Membre du groupe désigné par M. Rock pour étudier la question de la désignation avec le doyen de la Section de droit civil, Sébastien Grammond, M. Houle avait interrogé l'intérêt d'une telle démarche au plus fort de la polémique et de la pression de nombreux professeurs favorables à cette démarche, en décembre dernier.
« La portée des engagements qui seraient consentis par une telle désignation doit être bien cernée, de même que l’impact d’une telle judiciarisation de nos activités », expliquait-il dans un communiqué.
Son départ pose désormais la question de l'avancée des travaux du groupe, alors que la remise du rapport au commissaire aux services en français, François Boileau, initialement prévue au mois de décembre, a finalement été reportée à janvier.
L'université assure toutefois que le groupe poursuit son travail.
« Le groupe a déposé une ébauche de rapport lundi 9 janvier qui est actuellement en discussion auprès des doyens et du comité d’administration. Les représentants de l’université seront en position de rencontrer le Commissaire le 27 janvier ».
Dans son courriel, l'établissement indique par ailleurs qu'elle travaille activement à trouver le successeur de M. Houle.
« Nous débuterons nos recherches pour un remplaçant dans les plus brefs délais ».
