Mardi 24 juillet, à la Place Ben Franklin, le chef de l’opposition ontarienne a rencontré quelques représentants de petites et moyennes entreprises de la région, venus lui faire part de leurs doléances.
« Les gens sont très frustrés par ce qui se passe actuellement en Ontario. Le coût de l’électricité, à cause des mesures du gouvernement McGuinty pour favoriser le secteur solaire et éolien, pénalise nos entreprises locales qui ont du mal à rester compétitives », a expliqué M. Hudak à la sortie d’une table ronde qui a duré trente minutes de plus que prévue.
« Je pense que c’est la preuve que les gens d’affaires ont beaucoup de choses à dire. Nous devons nous appuyer sur eux pour relancer l’économie, créer de l’emploi et ainsi réduire le déficit, pense la députée provinciale de Nepean-Carleton, Lisa MacLeod. Nous avons besoin des petites et moyennes entreprises locales pour nous remettre sur les rails. Quand j’ai besoin de quelque chose pour ma communauté, quand il s’agit de lever des fonds ou de soutenir une cause, c’est toujours vers les gens d’affaires que je me tourne. Ce sont des entrepreneurs, ils ont des idées. Et quand leurs affaires marchent bien, ils redonnent à la communauté. Ça profite à tout le monde ! ».
La veille de cette table ronde, la tournée de M. Hudak avait fait une halte à Casselman pour rencontrer des agriculteurs et aussi quelques représentants municipaux de l’est ontarien.
« Je pense que cela nous donne un bon aperçu des attentes de différents interlocuteurs, dont les réalités sont différentes, pense Mme McLeod. Tous ont un point commun, la frustration. Ils cherchent une meilleure façon de gérer la province et c’est ce que nous voulons leur proposer ».
Se tenir prêt pour une nouvelle campagnePrincipaux chevaux de bataille de son parti, le coût de l’électricité, la place des syndicats et du secteur public figurent en bonne place parmi les sujets évoqués lors de ces rencontres.
« Le monde a changé et notre économie aussi, mais les chefs des syndicats ne veulent pas l’accepter. Ils sont restés coincés dans le passé, quand les investissements ne circulaient pas si vite et que la compétition demeurait moins rude. Notre économie a besoin de plus de flexibilité pour faire face à concurrence. Les entrepreneurs ont du mal à concurrencer la fonction publique pour embaucher, il est temps de leur donner les moyens de relancer notre économie et de réduire les dépenses excessives du gouvernement pour lutter contre le déficit ».
Avec ces tables rondes, le chef du Parti progressiste-conservateur souhaite soumettre les idées de son parti, mais aussi écouter les commentaires et tendre l’oreille aux revendications.
« Nous sommes dans un gouvernement minoritaire, on ne sait jamais quand peuvent avoir lieu les prochaines élections. Nous devons nous tenir prêts ! Je pense que nous avons fait une bonne campagne en 2011, les gens comprennent que nous leur offrons des options. Nous voulons continuer sur cette voie et donner de l’espoir aux gens de la province ».

