C'était l'occasion pour l'établissement de remettre à l'homme d'église ghanéen le grade de docteur honoris causa. Mais surtout d'évoquer les nouveaux enjeux pour l'Église, cinquante ans exactement après le concile Vatican II qui d'une certaine façon avait symbolisé son ouverture au monde moderne.
Si le concile n'a pas empêché la chute des vocations depuis les années 60 notamment au Canada, le cardinal refuse d'y voir un signal négatif : «Je pense que les gens ne sont pas plus ou moins religieux qu'il y a 50 ans en arrière. Ils sont juste plus indifférents et moins intéressés. Il faudrait donner aux jeunes l'envie de redécouvrir la religion. »
Interrogé sur le dogme catholique de Benoit XVI, jugé trop rigide par certains, le cardinal s'est fait clair : «Le rigorisme n'a jamais existé. On agit comme on le croit. »
Toujours sur le thème du 50e anniversaire du concile de Vatican II, deux autres conférenciers ont en profité pour exposer leurs travaux de recherches: Christoph Theobald, professeur de théologie fondamentale et dogmatique à Paris et Richard Gaillardetz, professeur de théologie systématique catholique au Boston Collège.

