Le commissaire aux services en français, François Boileau, avait ouvert une brèche, voilà quelques jours, enjoignant les francophones d'Ottawa à demander une fois de plus une désignation de bilinguisme officiel. Un projet que le maire Jim Watson balaye toujours: "Je maintiens l'idée d'une politique pratique et non officielle. J'appuie la francophonie. Pas le bilinguisme officiel».
Le 1er magistrat a également défendu son bilan sur le dossier francophone : «Depuis mon arrivée, j'ai fait beaucoup il me semble. Je pense par exemple à la proclamation de la Journée de solidarité franco-ontarienne. Mais aussi, avoir hissé le drapeau franco-ontarien à l'hôtel de ville, sans oublier le lancement de petit-déjeuner avec le Regroupement des gens d'affaire de la Capitale Nationale (RGA) »
Mais la municipalité a dû reconnaitre son erreur dans l'embauche récente d'un agent unilingue anglophone comme chef de l'Association communautaire de Vanier. «On trouve des fautes parfois. On essaye alors d'améliorer la situation", a commenté sobrement M. Watson. «Ce n'était pas la meilleure solution. Vanier représente la francophonie» a renchérit le chef de la police, Charles Bordeleau.
Peu après le traditionnel coupé du gâteau francophone, le vice-président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Gilles Levasseur, souhaitait visiblement rester en appétit : «C'est déjà une bel avancée qu'aujourd'hui le drapeau francophone soit hisser dans un poste de police de la municipalité pour la première fois. Il faut retenir cela. »

