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Du vert, du blanc et une ombre…

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, le chef de police, Charles Bordeleau, et le conseiller municipal, Eli El-Chantiry. Sébastien Pierroz

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, le chef de police, Charles Bordeleau, et le conseiller municipal, Eli El-Chantiry.

Publié le 25 Septembre 2012
Publié le 25 Septembre 2012
Sébastien Pierroz  RSS Feed

Si le drapeau franco-ontarien a bel et bien été hissé mardi matin au poste de police d'Ottawa, les esprits étaient quelque peu ailleurs. Hasard du calendrier, cette 3e Journée de levée du drapeau franco-ontarien – crée en 2010 - intervenait sur fond de nombreuses polémiques sur la politique francophone du conseil municipal.

Sujets :
Regroupement , RGA , Association communautaire de Vanier , Ottawa , Ontario

Le commissaire aux services en français, François Boileau, avait ouvert une brèche, voilà quelques jours, enjoignant les francophones d'Ottawa à demander une fois de plus une désignation de bilinguisme officiel. Un projet que le maire Jim Watson balaye toujours: "Je maintiens l'idée d'une politique pratique et non officielle. J'appuie la francophonie. Pas le bilinguisme officiel».

Le 1er magistrat a également défendu son bilan sur le dossier francophone : «Depuis mon arrivée, j'ai fait beaucoup il me semble. Je pense par exemple à la proclamation de la Journée de solidarité franco-ontarienne. Mais aussi, avoir hissé le drapeau franco-ontarien à l'hôtel de ville, sans oublier le lancement de petit-déjeuner avec le Regroupement des gens d'affaire de la Capitale Nationale (RGA) »

Mais la municipalité a dû reconnaitre son erreur dans l'embauche récente d'un agent unilingue anglophone comme chef de l'Association communautaire de Vanier. «On trouve des fautes parfois. On essaye alors d'améliorer la situation", a commenté sobrement M. Watson. «Ce n'était pas la meilleure solution. Vanier représente la francophonie» a renchérit le chef de la police, Charles Bordeleau.

Peu après le traditionnel coupé du gâteau francophone, le vice-président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Gilles Levasseur, souhaitait visiblement rester en appétit : «C'est déjà une bel avancée qu'aujourd'hui le drapeau francophone soit hisser dans un poste de police de la municipalité pour la première fois. Il faut retenir cela. »

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