Les Amis du parc Lansdowne contestaient la procédure suivie par la Ville d’Ottawa, coupable, selon eux, de ne pas avoir fait d’appel d’offre pour conclure son entente, en 2010, avec le consortium de gens d’affaire Ottawa Sports Entertainment Group (OSEG) pour la réalisation du projet de rénovation du parc Lansdowne.
En avril dernier, le panel des trois juges de la Cour d’appel de l’Ontario avait considéré que la Ville avait agi « de bonne foi » et en toute légalité dans cette affaire.
Le groupe de résidants aurait pu essayer de porter sa cause à l’étage supérieur, il n’en fera finalement rien, mais promet toutefois de demeurer actif dans ce dossier, alors que les travaux préliminaires du chantier ont débuté ces jours-ci.
Même si la décision d'abandonner les recours juridiques n'était pas unanime au sein du groupe, il en a finalement tranché ainsi pour la plus grande satisfaction du maire Ji Watson, qui s’est exprimé dans un communiqué.
« Il s’agit d’un moment important dans l’histoire de notre Ville, puisqu’est ainsi éliminé un important obstacle juridique qui aurait pu retarder davantage le réaménagement du Parc Lansdowne. Bien que la décision de la Ville d’entreprendre les travaux de réaménagement de Lansdowne ait été affirmée tant par la Cour supérieure de justice que par la Cour d'appel de l'Ontario, la décision des Amis de Lansdowne vient mettre un terme à leur action en justice. De plus, elle procure à nos résidents une plus grande certitude, à savoir que le Ville peut maintenant procéder au réaménagement de Lansdowne ».
Le maire reste prudentLe premier magistrat d’Ottawa a toutefois rappelé que les tribunaux auront tout de même à se pencher sur la demande d’autorisation d’interjeter appel par Conservation Parc Lansdowne/John Martin faisant suite à la victoire de la Ville, le 23 mars 2012, alors que la Cour divisionnaire de l’Ontario a rejeté le recours de Conservation.
« La décision d’aujourd’hui des Amis de Lansdowne revêt une importance pour la Ville, puisqu’elle nous donne l’occasion de tourner la page et de poursuivre la revitalisation prévue du parc Lansdowne. Bien que le parc Lansdowne constitue un actif important, il s’est détérioré à un point tel que la Ville n’en tire plus aucune fierté. Le parc n’existe que de nom, mais notre Conseil de Ville a élaboré une vision qui fera de Lansdowne un lieu que les résidents, tout aussi bien que les touristes, voudront recommencer à fréquenter. Certains ont laissé connaître leur désaccord avec la vision du Conseil à l’égard de Lansdowne – c’est leur droit et c’est leur prérogative de le faire dans une société démocratique comme la nôtre. Malgré mon désaccord avec leur décision à ce sujet, je n’ai jamais cessé de respecter leur droit de contester les décisions du Conseil devant les tribunaux ».
Ne souhaitant pas crier victoire trop vite, le maire a laissé la porte ouverte aux discussions sur ce projet.
« La décision des Amis de Lansdowne (…) ne vient aucunement mettre fin au débat sain entourant la question de Lansdowne. Les résidents sont libres de continuer à s’opposer au réaménagement planifié, et ce, en tout ou en partie – il s’agit là de leur droit démocratique. Toutefois, puisque les tribunaux ont statué de manière définitive, le Conseil a le devoir de procéder au réaménagement du parc Lansdowne. Le moment est donc venu de mettre fin au débat et d’aller de l’avant. Je suis profondément convaincu que nous serons fiers du résultat final. Je tiens à profiter de l’occasion pour lancer un défi à tous les membres du Conseil, soit celui de ne ménager aucun effort afin de continuer à améliorer le projet de réaménagement de Lansdowne. (…) Au cours des dernières semaines, j’ai eu des discussions très constructives avec le conseiller Chernushenko, quant aux moyens susceptibles d’améliorer Lansdowne au cours des prochaines années. Je continuerai de travailler étroitement avec tous les membres du Conseil, alors que nous procéderons à la création d’un lieu urbain qui fera la fierté de nous toutes et tous ».

