Tous les exposants sont des artistes amateurs qui travaillent le jour et qui ont choisi de peindre le soir pour exprimer leur créativité, laisser parler leurs émotions au gré d'un quotidien qui pour la plupart est à mille lieux du domaine artistique. Certains sont avocats, d'autres travaillent au gouvernement et n'avaient pas forcément un don naturel pour les arts.
Pourtant, ils exposent au public le fruit de leurs œuvres, produites dans le cadre du cours «Peinture ressource» offert par l’ICSCIS à l'École d'art d'Ottawa. Le professeur considère que «ces œuvres rivalisent avec celles de peintres professionnels» par le fait même que ces personnes ont réussi à se débarrasser des complexes liés à l'approche picturale.
«Il faut briser les règles, oublier les techniques. Nous avons tous du talent mais la société nous a trop longtemps empêché de les découvrir», estime Yves Larocque, également directeur du Bureau des regroupements des artistes visuels de l’Ontario (BRAVO).
Le professeur avoue d'ailleurs ne pas donner d'enseignement à ses étudiants, son travail étant plutôt de les accompagner dans leur processus de création. «Je facilite leur création en discutant avec eux sur ce qu'ils veulent exprimer et sur la manière dont ils veulent le faire. Je les encourage à peindre leurs histoires mais je considère qu'il n'y pas de règles pour ça contrairement à ce que beaucoup enseignent», explique M. Larocque.
«Si demain vous décidiez de peindre vous pourriez le faire dès l'instant que vous en avez conscience et que vous vous faites confiance», conclut-il.
Les arts visuels à la portée de tous
Tout le monde peut se réinventer par les arts visuels.C'est le message que lance un professeur d'art d'Ottawa, Yves Larocque, à travers l'exposition de ses étudiants Re-inventio : se réinventer, présentée à La Nouvelle Scène jusqu'au 30 mars.
- Nombre de fois lu : 742
- Coter
- Haut de page
